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Un gilet simple et doux, le Yellow Brick Road

L’hiver dernier une bonne partie de mon temps de tricot fût consacré à mon joli pull à fines rayures tricotées en 3.5 mm: le très cool Almost There… Après ça, j’étais saoulée, j’avais envie de simplicité tant au niveau du visuel que de l’exécution. Je voulais du jersey, de l’uni et surtout des aiguilles en 4.5 mm!

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Chevrons ajourés et alpaga tout doux

Mon choix s’est porté sur le gilet Yellow Brick Road de Ela Torrente dont j’aime beaucoup le style. C’est un gilet droit, avec une encolure ronde et un petit motif ajouré. Il se tricote du haut vers le bas sans grande surprise ni difficulté. il y a une fantaisie plutôt cool sur le plissage des manches 3/4 du modèle original mais comme je voulais un vrai gilet d’hiver doux et chaud, j’ai volontairement rallongé les manches et zappé la fantaisie que je reporterai surement sur un futur autre modèle.

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J’ai tricoté ce gilet assez rapidement et il ne me restait plus qu’à relever les mailles de la boutonnières en sortant du printemps. Étant donné qu’un gilet de cette épaisseur n’allait pas beaucoup me servir en été, je l’ai volontairement mis en suspend jusqu’au premières couleurs d’Automne.

Pour la laine, j’ai choisi la très efficace Ultra Alpaca de chez Berroco dans un vert légèrement chiné qui n’est pas dans mes tons habituels mais qui m’a tapé dans l’œil lors d’une visite chez Espace Tricot à Montréal.

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C’est la première fois que je tricote un gilet avec cette forme d’encolure ronde et sans démarcation des emmanchures (généralement j’aime bien les cols ronds et les emmanchures en raglan). J’aime beaucoup le rendu mais uniquement lorsqu’il est totalement ou partiellement boutonné. Habituellement j’aime garder mes vestes ouvertes mais le tombé  ne me plait pas vraiment sur ce modèle. Du coup je ne sais pas si j’adopterai souvent cette forme d’encolure pour mes gilets, peut être plus adaptée aux pulls façons jacquard islandais.

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Petit clin d’œil pour ma bague Castor du bijoutier québécois Layani qui recycle en bijoux des boutons, des pièces de monnaie ou encore des couverts!

Le choix des boutons, mon bon plan montréalais

Je suis une grande fanatique des boutons en bois. J’ai trouvé ceux-ci dans un petit paradis du bouton de récup’ que je suis ravie de partager avec les montréalaises qui me lisent. La Gaillarde à Montréal dans le quartier Saint-Henri et ma place secrète pour les boutons mais pas que! C’est avant tout une boutique de vêtement à but non lucratif qui propose un agréable mélange de friperie et de designers québécois. Ce qu’il faut savoir c’est qu’en sous-sol y est caché une petite pièce dédiée aux couturières. On y trouve des coupons de tissus, des patrons anciens, tout un tas de matériel et surtout… des bocaux remplis de boutons à petits prix (25cts le bouton de bois, c’est imbattable!). Il faut fouiller et prendre son temps mais j’y ai toujours trouvé mon bonheur.

Testé et approuvé

Pas grand chose de plus à raconter sur ce modèle qui s’est imposé aisément comme mon nouveau meilleur ami. Je rentre tout juste de plus d’un mois de vacances dans un chalet québécois et c’est sans aucun doute le vêtement que j’ai le plus porté que ce soit en balade dans les bois ou pour tricoter au coin du feu de cheminé.

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Que sont-ils devenus? #01… Les mitaines en alpaga et Brandon Walsh

« Que sont-ils devenus? »

C’est une nouvelle rubrique qui apparait aujourd’hui sur le blog et c’est ma participation au Me Made May qui m’en a donné l’idée. Sur nos blogs et les réseaux sociaux, nous montrons toujours fièrement nos tricots tout neufs, fraichement tombés des aiguilles. Il nous est plus rare de discuter de nos vieux tricots et de photographier ceux qui ont déjà roulé leur bosse. Que deviennent nos tricots après leur fabrication? Sont-ils portés quotidiennement ou relégués au fond d’une armoire? La fribre est-elle toujours soyeuse comme au premier jour ou boulochée comme un vieux tapis? Tant de réponses intéressantes et utiles pour en savoir plus sur la durabilité de nos tricots et la pertinence de nos choix de laine et de patron.

Comme j’aime bien les blagounettes et les célébrités du siècle dernier, j’ai décidé de coupler chaque tricot avec une personnalité qu’on a perdu de vue mais dont on aimerait bien aussi avoir des nouvelles. Ne cherchez pas le rapport entre les deux, il n’y en a aucun.

On démarre donc avec ce premier duo:

« Que sont-ils devenus? » Les mitaines en alpaga et Brandon Walsh

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J’ai tricoté ces mitaines en Novembre 2012, c’était ma deuxième expérience de tricot jacquard et pour le fil j’avais utilisé un superbe écheveau venant des élevages d’Alpagas du Charlevoix. J’avais d’ailleurs fait un article « Tricot-Tourisme » pour parler de ces petits choupinous élevés sur les hauteurs du fleuve Saint-Laurent au Québec. C’était un tricot improvisé, mélange d’un patron gratuit et d’une grille de motif simple que j’avais dessinée.

Est-ce que je les porte?

Quatre ans plus tard c’est un tricot que je porte toujours régulièrement et surtout en randonnées à l’automne et en hiver tant qu’il ne fait pas encore trop froid. Ces mitaines me permettent de rester bien étanche à l’air au niveau des poignets tout en me laissant les mains libres. J’ai de nombreuses photos de randonnée que ce soit dans les Pyrénées ou au Québec sur lesquelles je porte toujours ces mêmes mitaines en alpagas. Les dernière fois en date, c’était il y a quelques jours lorsque nous avons profité des premières chûtes de neige dans le Charlevoix.

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Pause thé chaud sur le sentier du Mont Gabrielle Roy au Québec – Octobre 2016 -

Est-ce qu’elles ont bien vieilli?

Les images parlent d’elles-même, mon tricot n’a quasiment pas bougé! La laine, un mélange alpaga-mouton est toujours très belle. J’ai eut très peu de bouloches et aucun relâchement au niveau des poignets. Les mailles se sont un peu étirées au niveau des doigts car la bordure en côtes aurait mérité quelques rangs de plus.

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D’habitude j’ai souvent une réticence à porter mes plus précieux tricots dans des situations « à risque » mais je n’ai qu’un seul modèle de mitaines, j’ai surement dû les porter une fois pour voir et leur praticité s’est imposée à moi sans que je pense à m’en tricoter une autre version tout-terrain (dans une laine que j’aurais imaginé plus solide ou en tout cas moins couteuse!) Mais finalement mon alpaga n’est pas si fragile que ça, il a résisté à toutes les intempéries, les pauses casse-croûte, les appuis sur cailloux et autres rattrapages au branches.

Si c’était à refaire?

Je tricoterais une plus grande hauteur de côtes sur la bordure au niveau des doigts. Le top, ça serait même de pouvoir en faire un revers à déplier quand il fait un peu trop froid. Pour la laine aucun regret, ce tricot là est même celui qui m’a convaincu de porter d’avantage mes tricots car ils sont souvent bien plus solides que je ne le pense.

Et les alpagas du Charlevoix?

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Je suis en ce moment en vacances dans la même région du Charlevoix que j’avais traversée il y a 4 ans. Les alpagas sont toujours là, à la sortie du village des Éboulements sur la superbe route qui longe le fleuve en direction du Nord. Je n’ai pas résisté à leur petite tête mignonne, l’élevage s’est agrandi, la boutique aussi et moi je suis repartie avec un petit bout de leur toison en bobine.

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Et Brandon Walsh?

Jason Priestley, l’acteur canadien qui incarnait Brandon Walsh (le frère de Brenda, le petit ami de Kelly puis d’Andréa et le meilleur pote de Dylan) dans la série Beverly Hills 90210 a poursuivi une petite carrière dans des séries télé plus ou moins suivies.

Il a aussi réalisé pas mal d’épisodes de séries et de téléfilm et en 2014 (tiens donc, pendant ce temps là, moi je tricotais des mitaines en alpaga… comme par hasard…) il a réalisé son premier long métrage qui s’intitule « Cas and Dylan » (grosse originalité dans le choix du prénom d’un des persos).

En 2012 avec ses petits camarades de Berverly Hills, ils ont tourné quelques publicités pour la marque de vêtements Old Navy. Voilà celle avec Kelly, Dylan & Brandon et une autre encore plus rigolote avec Andréa & Brandon.

Un châle tricoté avec un seul écheveau + Au revoir Montréal

On tricote quoi avec un seul écheveau?

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Je sais que je ne suis pas la seule dans ce cas, parfois dans une jolie boutique, en voyage ou dans un festival, il m’arrive de craquer pour un bel écheveau aux couleurs chatoyantes. Oui, juste un seul. Parce qu’il était trop joli ou que je voulais un souvenir, parce que je me suis limité niveau budget ou que je n’avais plus toute ma tête au milieu de toutes ces laines plus belles les unes que les autres… toutes les raisons sont louables et bienvenues pour un achat compulsif de fil à tricoter. Mais quand on se retrouve avec un seul écheveau, selon le métrage et l’épaisseur du fil, on est parfois un peu juste pour tricoter un ouvrage digne de ce nom. Et il n’y a rien de plus frustrant qu’une écharpe trop courte, qu’une chaussette orpheline ou pire de devoir acheter un autre fil pas aussi beau et plus ou moins bien assorti pour combler le manque.

« Fractal Danger », un design efficace pour les petites quantités.

Cette fois là, c’était au festival Twist en Septembre dernier, j’ai craqué sur le stand de Crème de laine pour un joli fil amoureusement teint à la main et au Québec. La pelote en elle même est super mignonne et pourrait rester bobinée ainsi éternellement juste pour le plaisir des yeux ♥ J’ai choisi d’en faire un petit châle pour clore l’été en beauté (et avec du bleu! Allez savoir pourquoi c’est ma couleur dominante en tricot depuis les six derniers mois…)

Angélique (aka Crème de Laine) m’a effectivement dit qu’il y avait dans cette bobine de la collection « Crêpes Sarrazin » assez de métrage pour un petit châle, pour preuve un modèle en exposition tricoté dans un autre fil de sa collection et contenant juste quelques mètres de plus que le miens. Pour mes 377 mètres et avec des aiguilles 3.5 mm j’ai choisi le Fractal Danger de Martina Behm.

Et il est absolument parfait! Sa forme étroite et élancée nous permet d’obtenir une longueur suffisante pour un châle fin mais couvrant que l’on peut même nouer en écharpe. C’est le pote idéal des débuts d’Automne et des fins de Printemps. Il est aussi très agréable à tricoter avec ses rangs de points mousse régulièrement ajourés et quelques rangs raccourcis pour casser la routine. Je suis allée avec lui jusqu’au au bout de ma pelote et de mes 115 grammes de laine.

C’est un patron en anglais et je le conseille à toutes celles qui voudraient s’initier sans danger (malgré son p’tit nom… *badum tsss*) aux mailles ajourées et aux rangs raccourcis. Il se démarre par une pointe (à gauche sur la photo) et se termine par des rangs droits que l’on peut poursuivre et allonger jusqu’à ne plus avoir de fil.

Mes adieux à Montréal

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WIP* en images! À suivre sur Instagram pour connaitre mon quotidien de tricoteuse :)

Le 1er Octobre j’ai quitté (pour la seconde fois de ma vie) Montréal. Ce petit châle m’a accompagné au cours de mes derniers moment dans cette incroyable ville et marquera pour moi le souvenir d’une nouvelle-nouvelle page qui se tourne. J’ai profité de mes derniers jours à Montréal en tricotant entre deux lectures de mes ultimes emprunts à la Grande Bibliothèque, sur un toit-terrasse ensoleillé d’Outremont pour une après-midi entre copines face au Mont-Royal et encore lors d’un dernier tête à tête dans mon salon de thé préféré (… le Cha Noir à Verdun ;) )

Je n’habite donc plus à Montréal mais je reste encore un peu au Québec… en ce moment je suis en vacances quelques centaines de kilomètres plus au Nord sur les bords du fleuve Saint-Laurent! Et j’aurai très vite pleins de chouettes trucs à vous raconter :)

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Un bonnet tricoté pour Noël

Cette année je n’ai tricoté qu’un seul de mes cadeaux de Noël et je m’y suis prise un peu au dernier moment comme tout les lutins très occupés. Il fallait déjà trouvé la bonne laine et surtout les bonnes couleurs, celles qui plairont au futur propriétaire du cadeau tricoté. J’ai déniché mon trésor au fond d’une jolie petite boutique de la rue Duluth à Montréal. Boutique de jouets au premier abord, La Grande Ourse regorge de petits trésors dont quelques écheveaux de pure laine traditionnelle. J’ai choisi  une belle laine qui vient du Nouveau-Brunswick, la Briggs Little, dans sa gamme « Super » à tricoter en n°7.

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J’ai terminé mon bonnet de Noël quinze minutes avant d’aller travailler au matin du 24 et tout ça sans que l’heureux destinataire ne s’en rende compte. Mission accomplie!

Bonnet testé et approuvé au bord des lacs lors d’une belle après-midi au parc du Mont Orford.

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Comme c’est un vrai bonnet d’hiver destiné à vivre les grands froids québécois à venir, je l’ai doublé avec un reste de laine toute douce qui contient un peu de soie et de cachemire. Doubler mes bonnets, c’est une habitude que j’ai prise depuis l’an dernier, ça me permet de tricoter des bonnets en pure laine mais qui ne grattent pas les fronts sensibles et ça offre en plus une barrière au vent super efficace. Il m’a fallu pour celui-ci une demi pelote de laine Jo Sharp issue d’un stock acquis de façon incroyable… mais c’est une autre histoire que je vous raconterai bientôt!

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Je vous souhaite une bonne fin d’année! Profitez bien des fêtes et n’oubliez pas de tricoter pour vos proches, un cadeau tricoté c’est autant de mailles que de mots d’amour…

Mes festivals tricot de l’été #02

Voir aussi <<< #01 Le Lot et la Laine, Juillet 2015

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*** #02 Festival Twist, Août 2015 ***

J’avais abordé le sujet dans les articles précédents, me voilà revenue au Québec depuis la fin du mois de Juillet! Nouveau séjour en terres canadiennes, nouvelle adresse à Montréal, durée indéterminée, la vie est une aventure…

Et ce weekend, je suis allée au Festival Twist!

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Situé à 1h30 de Montréal en direction d’Ottawa, le festival Twist présentait cette année sa 4ème édition. J’y suis allée avec une copine du groupe de tricot que je fréquente (groupe que j’ai retrouvé avec bonheur à mon retour ici ♥) et une de ses amies.

J’avais hâte de découvrir un festival d’Amérique du Nord, où le tricot est culturellement plus répandu et démocratisé depuis plus longtemps qu’en Europe. Quoi dire à part que c’était génial! J’ai passé la journée avec les yeux pétillants, étourdie par les 134 exposants présents.

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Coucou les potes alpagas fraichement tondus!

Il y avait énormément de fibres à filer et également un imposant stand Ashford, le célèbre fabriquant de rouets néozélandais, avec des démonstrations de rouets et de métiers à tisser. Je ne file pas, mais à force de croiser des fuseaux et des fileuses à chaque festival, ça me titille et je crois que je vais finir par tester!

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J’ai pu découvrir et toucher des fibres de provenances surprenantes, comme du lait, du soja, de l’algue ou même de l’acier. Il y avait de jolis stands de revendeurs comme celui de La Maison Tricotée basée à Montréal ou de Pompon Laine Café situé à Trois-Rivières qui donnaient envie de leur rendre visite à domicile. Il y avait des stands d’éleveurs, de créateurs, designers, fabricants et teinturiers à ne plus savoir où donner de la tête. L’ambiance était hyper chaleureuse, débordante de passion et d’enthousiasme.

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Côté butin, je suis restée assez sage encore une fois. Avec mon récent déménagement transatlantique, le budget tricot n’est malheureusement pas au cœur des priorités. Mais j’ai quand même trouver mon petit bonheur avec deux écheveaux Gateway Fibreworks de laine d’alpagas élevés en Ontario, le gris en coloris naturel et le jaune pioché dans leur gamme teinte à la main EmilyBlueThumb. J’ai également craqué pour un écheveau de laine teinte à la main de chez Sweet Paprika et deux beaux boutons en bois de récupération chez Créations Mirdi.

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En bonne touriste épicurienne, j’ai aussi grandement apprécié le chapiteau de la foire gourmande. J’y ai déjeuné un savoureux smoked meat de bison et une barbapapa au sirop d’érable!

J’ai fait beaucoup de découvertes pendant ce festival et voilà ma petite sélection de coups de cœur:

Violette Yarn Co., des couleurs superbes et nuancées. J’ai failli craquer pour une grosse laine grise magnifique mais sans projet fiable à y associer j’ai préféré m’abstenir mais garder précieusement ce nom en tête…

Julie Asselin, j’ai enfin pu voir en vrai les jolis laines de Julie Asselin dont je suis depuis quelques temps le parcours sur internet. On en trouve à Montréal et j’ai hâte de la tester sur mes aiguilles.

Roving Winds Farm, j’ai touché un écheveau de laine de chèvre cachemire et je crois que je ne vais pas m’en remettre. C’était incroyablement doux! Cette ferme d’élevage est située en Ontario.

Que faire en ce début d’été? Du tricot!

Bien, je ne vais pas pester sur la météo de ce printemps, grise et triste. Je ne dirai rien non plus sur les températures sacrément fraiches de ce début d’été, ni sur les inondations qui ont dévasté une grande partie de ma région… Mais une chose est sûre, la météo en ce moment, ne vole rien à mon temps dédié au tricot!

En ce moment je tricote grâce à mes copines de Montréal. Les laines de mes deux en-cours m’ont été offertes lors d’un tricot-thé de départ que j’avais fait chez moi il y a déjà trois mois.

Grâce à Ysabelh, je découvre la laine Road to China de chez The Fibre Company. Je suis en extase depuis que j’ai monté mes premières mailles. Cette laine est incroyablement douce et tellement agréable à tricoter!

J’ai démarré un tout petit projet, un col faussement twisté à porter quand il fait juste un peu frais comme en ce moment. D’habitude tricoté en laine plus grosse, une version légère sur Ravelry m’a donné envie de le faire en utilisant ma Road to China.

Ysabelh, passionnée par la laine et les fibres de qualité, a ouvert depuis une boutique en ligne: l’Arbre à Laine. Vous pouvez vous y procurer les jolies laines de chez The Fibre Company!

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Et grâce à Eva, je me fabrique de belles chaussettes colorées. Je les avais commencées lors de mon voyage de retour en France et dans mes bagages j’ai malheureusement perdu le bracelet. Je ne retrouve plus le nom de cette laine, mais je peux vous dire qu’elle est 100% laine et que les couleurs sont éclatantes.

La pelote est consistante, je compte donc l’utiliser jusqu’au bout pour obtenir les chaussettes les plus hautes possibles. J’ai bien espoir que ce soit mes futures meilleures amies pour l’hiver.

Depuis l’automne dernier, après avoir tenté la technique pour me tricoter des guêtres, je persiste à tricoter les deux chaussettes en même temps. C’est la solution miracle pour contrer l’inévitable sentiment d’ennui lorsqu’on doit tricoter deux pièces identiques l’une après l’autre. Pour comprendre la technique, justement, Knit Spirit a fait une vidéo en français tout récemment.

Pour finir un seul mot dédié aux copines montréalaises: Merci ♥

 

Tricot à Montréal… l’heure du départ.

Voilà. 11 mois passés à Montréal. L’impression d’être arrivée hier mais d’avoir fait tellement de choses à la fois. Beaucoup de découvertes, de balades, de rencontres, d’expériences… En tricot notamment, puisque nous sommes là pour parler de ça, j’ai beaucoup appris et surtout beaucoup expérimenté! Un projet créatif avorté dans la tristesse cet été, des marchés de Noël en Automne, des tas d’articles de blogs, la rédaction de patrons, des rendez-vous tricots, des cours… Je voulais utiliser cette année de PVT comme une année de voyage, de recul et me consacrer à la création, je crois bien avoir rempli ma mission :)

Ce mois ci, grâce à l’impulsion d’Ysabelh, j’ai donné un atelier de cours de crochet sur une durée de trois semaines. J’avais déjà donné des cours particuliers ponctuels mais gérer un groupe, sur la durée en plus, c’était tout nouveau pour moi. Ça m’a demandé beaucoup de travail de préparation et d’organisation. Ça m’a aussi collé pas mal de stress mais au final, l’expérience fut très enrichissante et très concluante.

Mr Poulpy, ma nouvelle mascotte!

Je m’apprête donc à rentrer en France avec un peu plus d’expérience, beaucoup de motivation et des idées plein la tête. Affaire à suivre…

Mais si je quitte Montréal dans quelques jours, le retours dans les Pyrénées n’est pas pour tout de suite. Je pars pour trois semaines de voyage à travers de Canada: 12000 km en train, les montagnes Rocheuses, la côte Ouest et Vancouver… j’ai tellement hâte! Mon sac est prêt, j’ai programmé quelques articles de blog sur des projets terminés qui n’ont pas encore été publiés, j’emporte avec moi assez de laine pour tricoter un projet spécial qui portera le souvenir de ce grand voyage et je vous ferai signe de temps en temps :)

En attendant, voilà un bilan en image de ces 4 saisons passées au Québec (cliquer sur les images pour ouvrir un diaporama) :

Déjà Noël et les premiers flocons…

J’en ai déjà parlé, tout les mardi j’ai un rendez-vous que j’essaie de louper le moins possible: le Stitch n’Bitch! Je viens de passer le cap des six mois à Montréal. Je suis donc pile au milieu du périple et une chose est déjà sûr, cette gang de tricoteuses rassemblées chaque semaine par Ysabelh est une de mes plus belles rencontres ici.

La semaine dernière, à un mois de Noël, nous nous sommes retrouvées pour une soirée spéciale: le party de Noël! Nous devions chacune apporter un cadeau fait maison qui serait distribué par tirage au sort à une autre participante.

Pour ce cadeau spécial, j’ai tricoté un bonnet blanc écru. Puisque je ne savais pas qui allait en hériter, j’ai choisi un modèle sobre auquel j’ai tout de même ajouté ma patte personnelle: un gros pompon touffu! Avec ça, j’ai bricolé un petit bracelet étoilé. Le bonnet est tricoté en n°7 et il est 100% laine de la marque canadienne Patons.

C’est Ysabelh qui a reçu mon cadeau. Moi, j’ai reçu un gros col à torsades tricoté par Géraldine. Je suis ravie, il est tellement beau et bien chaud, je le porte déjà très souvent! Pour le modèle, il s’agit du Super quick cable cowl. Rendez-vous ici pour voir les autres cadeaux fait maison et lire le récit de cette bonne soirée.

J’ai porté et photographié mon nouveau col ce weekend, lors d’une balade dans les Laurentides. Entre deux rayons de soleil et les averses de neige, le paysage de ce début d’hiver était superbe…

L’automne en Abitibi-Témiscamingue

La semaine dernière c’était le long weekend de l’Action de grâce (Thanksgiving pour les anglophones). Pour l’occasion nous avions prévu d’aller passer le weekend en famille dans un parc proche de Montréal pour profiter des belles couleurs de l’automne… C’était sans compter l’énorme affluence de ce weekend de fête, naïfs que nous sommes, nous n’avions rien réservé à deux jours du départ. Mais on est pas du genre à se laisser abattre, seul le Parc d’Aiguebelle situé à 600km de Montréal offre encore des chalets disponibles. On nous annonce 8h30 de route, même pas peur! Go!

Comment donc occuper les longues heures de route jusqu’à destination? En tricotant bien sûr! En plus la météo nous annonce de bien fraiches températures là bas, il est grand temps de me faire un bonnet. J’ai utilisé une pelote de laine Katia qualité Norte jaune moutarde, que j’avais apportée dans mes valises. Et j’ai tricoté mon nouveau bonnet en belles côtes 3/2 et en aiguilles n°7.

Sincèrement, si vous aimez les belles routes et les kilomètres, n’hésitez pas à emprunter celle qui mène de Montréal jusqu’au Parc d’Aiguebelle. Des lignes droites, des sapins, des lacs… la plus grande portion de route entre deux village fait 250km et traverse la réserve faunique de la Vérendrye. Superbe…

Quand au Parc d’Aiguebelle, un vrai paradis. De belles balades, trois nuits dans des chalets de bois à divers endroits du parc, des couleurs féériques mais une faune discrète. Enfin, une nuit particulièrement magique dans un chalet accessible en canoé après une demi-heure de pagaie sur un lac. Passé la douce sensation d’être seuls au monde, une petite bière et deux parties de belote, nous avons eut la chance d’observer une aurore boréale. Spectacle magique, impossible à photographier mais gravé dans nos mémoires…

Petites sélection des plus belles photos du voyage, cliquez sur la première photo pour lancer un diaporama :)

Le retour du bonnet, l’arrivée de la tuque.

Pas de dinette Mercredi dernier, une faille temporelle, un gouffre d’improductivité, m’a happé en plein Montréal pour quelques jours. Improductive, pas tant que ça… Entre une balade à Ottawa, la visite des copains français, la recherche d’un(e) job, une randonnée dans la forêt, des canneberges à cuisiner et l’automne qui commencent à recouvrir le Québec je n’ai pas vraiment vu le temps passer!

On est donc en Automne, saison mythique tant attendu lorsqu’on est en visite au Québec. Les couleurs commencent effectivement à apparaitre et soyons francs, les températures que nous avons connues très généreuses cet été sont en train de chuter sans ménagement. Autour de moi, j’ai ressenti comme un besoin urgent de troquer la casquette estivale contre un bonnet douillet. J’ai trouvé une jolie laine méchée, doublée pour être tricotée en grosses aiguilles n°10 et en une soirée télé j’ai pondu mon premier bonnet en terre québécoise. Ici on appelle ça une tuque!

Offert avec amour et une petite étiquette cadeau parsemée d’oiseaux, ce nouveau bonnet est désormais orné d’un pompon et porté tous les jours.

Le choix des couleurs n’est pas vraiment une surprise, des yeux avisés ont déjà repéré la ressemblance avec un ancien modèle tricoté il y a quelques années dans les Pyrénées…