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Still Vauriens – Collection Déco Eté 2014

Depuis quelques mois il se passe beaucoup de chose dans les coulisses du blog, en effet j’ai créé ma première collection d’objets déco et cosy sous la marque Still Vauriens et je suis heureuse de vous la présenter aujourd’hui :)

Still Vauriens Été 2014

Toutes mes réalisations sont en laine naturelle 100% pyrénéenne. La toison une fois tondue, est lavée, cardée et filée à la filature de Sarrancolin dans les Hautes Pyrénées. La laine est ensuite exploitable telle quelle dans ses coloris naturels (blanc, beige, brun ou marron) ou teinte par mes soins à Bagnères de Luchon en Haute Garonne. Réalisée de manière artisanale, avec des teintures éco-responsables et en bains de petite quantité, chaque teinture est unique.

Les stars de la collection sont une petite famille de végétaux qui cachent une mini enceinte sous leur manteau de mailles. On peut les brancher sur lecteur mp3, tablette, ordinateur portable ou téléphone. Ils se rechargent avec un câble USB pour une autonomie de quelques heures de douce musique.

Leur taille: 7 cm de diamètre pour une hauteur comprise entre 7 cm (version champignon) et 12 cm (version plante).

Prix: 45€ + FdP. Livré avec câble USB de rechargement.

Disponibles sur commande.

Le reste de la collection comprend une série de mugs, vases, pots recyclés et recouvert d’un cosy douillet et coloré tricoté à la main. Il n’y a pas de possibilité de commande pour ces articles mais si l’un d’eux vous fait de l’œil, contacter moi pour connaitre son prix et les modalités d’achat: stillvauriens@gmail.com

Pas de boutique en ligne pour l’instant mais d’autres nouveauté à venir bientôt avec du DIY pour tricoteuse… Bel été à tous!

Mouton, patou des pyrénées, teinture et temps libre.

Je ne vous cache pas que ma participation au festival Jazz en Cordée, m’a demandé beaucoup de travail ces derniers mois. C’était productif, intéressant, riche et intense mais après ça, j’avais bien envie de décompresser un peu. En route donc pour l’accueillant foyer parental et la douceur de vivre du Limousin…

Il y a déjà deux ans, nous avions offert à ma mère un stage de filage. Après trois semaines d’initiation et de pratique, elle est tombée sous le charme du filage et du travail au rouet. Par ce stage, elle a également rencontrée Bente, sa professeure, qui file et tricote toute sorte de fibres naturelles dans son atelier de Blond en Haute-Vienne. Bente est toujours en quête de nouvelle fibre à filer, mouton, alpaga, chèvre et pourquoi pas du chien lorsque le poil s’y prête. Quand mes parents lui ont parlé de notre patou, elle fut tout de suite partante pour tester!

Je vous présente donc le Patou, chien de montagne des Pyrénées au pelage immaculé. Chien de berger, il est utilisé depuis des siècles pour la protection des troupeaux face aux attaques de prédateurs. Élevé dès son plus jeune âge au cœur du troupeau, il se considère ensuite comme l’un des leurs et pourrait presque passer inaperçu couché au milieu de ses sœurs brebis. Son pelage est très dense. Sous les longs poils en surface se cache une toison épaisse et serrée, proche de la laine. Un brossage de printemps a suffit pour fournir de quoi filer une douzaine d’écheveaux d’une trentaine de grammes. La fibre obtenue est très douce et pelucheuse.

Au premier plan la laine de patou filée par Bente. En arrière plan la laine de mouton filée par ma mère lors de son stage.

Nous avons gardé cette laine depuis deux ans, sans trop oser y toucher. La semaine dernière, nous avons enfin relevé nos manches pour teindre tout ça. Comme la quantité de laine n’est pas énorme et proportionnée en petits écheveaux, ma mère à décidé de tricoter un joli coussin rayé. Pour le fun et tant qu’on y est, on a décidé de teindre également un de ses écheveau de mouton. Il nous fallait donc 4 teintures, autant de bains de lavage, rinçage et quelques heures de séchage…

En fin de séjour, voilà le bilan de nos teintures: un jaune pâle, un marron ocre, un orange vif, un vert amande (laine de mouton) et un écheveau naturel dont le blanc est ressorti immaculé après deux bons lavages.

Laine de patou après teinture.

Laine de mouton après teinture.

Laine de patou après mise en pelote.

Je pratique la teinture depuis la fin de l’année dernière. Pour l’instant j’utilise les produits éco-responsables de chez Greener Shades que j’ai acheté chez Maco Merinos. J’ai découvert cette gamme grâce à l’atelier initiation de Maco Mérinos au dernier festival du Lot et la Laine dont je vous ai comté l’aventure ici: Mon premier atelier teinture: du fun et un dégat.

Avec les couleurs produites pour tricoter ma collection Melodic Stitch et celles que nous venons de faire, j’en suis à une douzaine de teintures réalisées. C’est encore un début mais j’adore m’essayer à cette toute nouvelle pratique que je trouve passionnante.

Pour le tricot de ces jolies fibres naturelles et fraichement colorées, je passe la main à ma mère… Bon tricot maman!

Pour en savoir plus sur le filage en Haute-Vienne, vous trouverez les coordonnées de Bente sur le site du réseau laine-limousin (cf en pied de page) :)

Mon premier atelier teinture: du fun et un dégat.

Dimanche après-midi, à l’occasion du festival le Lot et la Laine, mes copines et moi avons donc participé à un atelier de teinture sur le stand de Maco Merinos. J’avais déjà repéré cet atelier sur le programme et je n’ai pas été déçue d’y participer. C’était un bon moment d’initiation avec de bons produits et l’opportunité de rentrer chez soi avec un écheveau teint par nos soins.

Pour commencer, il a fallu prendre des décisions primordiales. Tout d’abord le choix d’un de leurs écheveaux de laine 100% Mérinos des Alpes du Sud. Nous avons toute les trois opté pour un fil de laine nommé Caline, qui se tricote en aiguilles n°4. S’en est suivi le choix de la couleur… de longues minutes de réflexion et de débats pour choisir la couleur idéale dans le nuancier proposé. Une torture pour moi qui suis une éternelle indécise, pire encore que de choisir un plat dans la carte au resto!

Le choix de Sophie, un joli vert clair.

Deuxième étape, un petit exercice de calcul guidé par notre feuille de route pour déterminer la recette qui mènera à la couleur choisie. Pour mon rouge par exemple c’est une dominance de rouge ruby et un soupçon de orange. Ne pas oublier la dilution à l’acide citrique, indispensable à la procédure. Les teintures que nous avons utilisées sont de la marque Greener Shades, éco-responsables, ce sont des teintures chimiques mais qui ne contiennent pas de métaux lourds.

Je dois vous avouer que c’est à ce moment que j’ai dérapé… en prenant de la couleur rouge, la seringue m’a cassé entre les doigts. J’ai inondé la table de colorant, mélangé du rouge dans un bocal de jaune et par la même occasion tâché ma robe et mes pieds… Un grand moment de honte pendant qu’on nettoyait les dégâts. Je remercie la patience de notre animatrice d’atelier qui ne pas assommée sur place malgré sa fatigue accumulée en ce weekend de festival.

Une fois ma bourde réparée, nous avons pu commencer à teindre notre écheveau. En tamponnant la couleur sur les fibres puis en faisant pénétrer le produit avec les doigts en essayant d’obtenir une teinture uniforme.

Pour Émilie, un beau vert soutenu et flashy.

Dernière étape de l’atelier, la cuisson pour fixer la couleur. Enroulés dans un film plastique, nos écheveaux sont passés deux fois quelques minutes au micro-ondes pendant que j’essayais de sauver ma robe à grand coup d’eau clair et de savon pour les mains. A notre retour au stand, nos écheveaux sortis du four avaient des allures de boudins multicolores et bouillants.

Mon écheveau rouge, façon saucisse de Toulouse.

Nous sommes parties du festival avec nos écheveaux en l’état et pour consigne de les laisser totalement refroidir avant déballage. Le lendemain, après un rinçage à l’eau clair, il a fallut les pendre à l’air libre jusqu’à ce qu’ils soient totalement secs.

Me voilà maintenant avec un grosse pelote de 100gr de belle laine rouge à tricoter en n°4. Je suis ravie de cette première expérience, il ne me reste plus qu’à trouver le petite projet parfait pour utiliser cette merveille.

Merci Maco Merinos pour ce super petit atelier :) Et juste pour info, ma robe est ressortie presque intacte du lave-linge, il reste à peine une légère ombre rouge, un petit souvenir du festival.

Le Lot et la Laine 2013

Ce weekend avait lieu la deuxième édition du festival le Lot et la Laine à Sauliac sur Célé. Il y a deux ans, j’étais déjà allée à leur première édition. Cette année j’y suis retournée avec deux de mes copines, pour profiter ensemble de cet événement.

Le site du château de Cuzal où se déroule le festival est à deux heures de Toulouse. Départ au matin et équipées pour les lourdes chaleurs du lot: tenues légères, lunettes et crème solaire. En sortant le l’autoroute A20 à hauteur de Cahors, la route jusqu’à Sauliac est magnifique et rien que pour profiter des vallées du Lot et du Célé, je vous conseille le détour!

Sur le site du festival une soixantaine d’exposants. Élevage, production, filage, feutrage, teinture, création… toutes les étapes du mouton à mes aiguilles sont représentées ici. C’est dans une bonne ambiance et sur un site agréable que nous avons passé près de 5h à voguer de stand en stand, entre shopping, atelier et petites pauses sous les arbres.

La superbe fromagerie de Citronelle-Eglantine

La laine peignée de Maco Marinos: du nuage en sac!

Parmi mes chouchous de la journée: les couleurs éclatantes des teintures naturelles des laines de Renaissance Dyeing ; les alpagas du Quercy trop craquants et le super look des Suris de France ; les créations hyper-réalistes de Citronelle-Eglantine ; les magnifiques ouvrages d’expo du stand de Chat Pelote et Cie ainsi que leur accueil chaleureux!

Voilà enfin le butin de la journée!

Pour Sophie, deux superbes écheveaux de chez Renaissance Dyeing. Un sachet de laine d’alpagas de Sologne pour Émilie qui a aussi eut la chance de gagner une belle boite à laine en bois au jeu concours des Instants de Louise!

Quand à moi, j’ai aussi craqué pour trois pelotes de laine d’alpagas de Sologne, le kit Spectra Trenz de chez Knit Pro avec ses aiguilles en acrylique translucide super colorées (hiiii!) que j’ai achetées chez Chat Pelote et Cie et de quoi faire mes débuts de teinturière grâce au kit Greener Shades de Maco Merinos et deux de leurs écheveaux naturels.

Nous avons également toutes les trois participé à l’atelier teinture de Maco Merinos, mais je vous raconterai tout ça en images dans le prochain article :)

Vancouver, à la découverte de SweetGeorgia.

Me voilà de retour d’un beau voyage de trois semaines à travers le Canada. Je ne sais plus trouver de superlatifs pour qualifier la beauté des paysages que j’ai traversé et l’intensité de cette aventure. C’était formidable et absolument parfait. Entre autres escales, nous étions il y a moins d’une semaine à Vancouver. Cette ville entourée de nature m’a plutôt séduite. Malheureusement, la journée initialement prévue shopping du Vendredi a due être écourtée à cause d’une pluie battante et je n’ai pas pu visiter les jolis magasins de laine que j’avais repéré… Mais Samedi, après avoir déposé nos bagages à la gare de Pacific Central, nous avions une après-midi de battement, un créneau idéale pour aller à la rencontre de SweetGeorgia Yarn.

Après un long trajet de bus, nous arrivons au studio, les locaux de la compagnie sont situés tout au sud de Vancouver, dans une zone industrielle, entourés de fabriques de ciment, de bois et de nombreux ateliers. Lorsque je pousse la porte du studio de SweetGeorgia, j’ai droit à une explosion de couleurs. Les écheveaux multicolores accrochés autour de moi ou dans des casiers répondent au mur rose fushia qui mène à l’atelier, j’ai déjà envie de dévaliser la boutique!

Ginny, qui nous accueille, est adorable et nous invite à visiter l’atelier. C’est la fin de journée, par ici les marmites sont hors du feu, par là les fils colorés sèchent sur les étendoirs et des tas de paquets d’écheveaux sont prêts au départ. La grande porte de déchargement est ouverte et laisse entrer le soleil dans les locaux. Nous discutons un peu, SweetGeorgia, fondée par Felicia Lo, est une compagnie d’une dizaine de personnes. Vendus partout dans le monde, leurs fils en mérino, soie ou cachemire, proviennent principalement d’Amérique du Nord et sont teintés ici à la main.

La variété des nuances de couleurs est incroyable et toutes plus éclatantes les une que les autres. Le présentoirs de modèles de châles tricotés dans différents fils de couleurs vives me laisse rêveuse. J’ai bien du mal à me décider pour mon achat. Je suis limitée par la contenance de mon sac à dos et je ne peux me permettre d’emporter qu’un seul écheveau. Je craque pour une teinte de leurs anciennes collections, nommée River. Les couleurs représentent tellement les paysages de mon voyage, ça sera un magnifique souvenir de vacances.

Pour en savoir plus sur cette laine, visiter le site de SweetGeorgia. Vous trouverez leurs écheveaux à Montréal chez Espace Tricot ou chez Mouliné, et à Paris chez l’Oisive Thé.

Pour finir une petite sélection photos de Vancouver, cliquez pour ouvrir le diaporama :)

Astuce: Comment défriser la laine?

Lorsque l’on veut récupérer la laine d’un ouvrage raté, d’un pull décidément trop has-been ou d’une tentative abandonnée, la laine que l’on détricote fini toujours en une masse de bouclettes rêches et filasses qui n’inspire pas une réutilisation prestigieuse. On est loin de la jolie laine douce et vaporeuse de départ.

Pour récupérer sa laine, j’ai toujours entendu dire qu’il fallait la  mettre en écheveaux, la laver et la sécher pour résoudre le problème. Pour moi et ma flemme c’est une solution qui n’a jamais été séduisante. Trop long, trop compliqué, trop humide.

J’ai donc testé une méthode simple et rapide: le défrisage à la vapeur.

Étape 1: monter la laine un écheveau sans trop tendre la laine. Demander l’aide d’un ami sympa ou à défaut les pieds d’une chaise retournée feront l’affaire.

(mais c’est quand même plus fun avec un ami sympa)

Étape 2: passer la vapeur d’un fer à repasser à proximité de la laine pendant quelques minutes.

Étape 3: reformer une nouvelle pelote sans serrer pour laisser à la laine la possibilité de reprendre son volume.

La laine est à nouveau lisse, soyeuse et aérée.

Un petit avant/après qui met tout le monde d’accord: