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Les chaussettes, un grand classique des cadeaux tricotés

Je l’ai surement déjà dit ici mais j’aime toujours avoir un petit projet de chaussettes en cours dans mon sac à tricot. Facile à balader, c’est le projet nomade idéal. Mais l’autre point fort des chaussettes c’est d’être l’un des meilleurs cadeaux tricotés à offrir autour de soi, le détail en 3 raisons valables.

1- C’est douillet. Vouloir le bien des gens qu’on aime ça passe aussi par leur confort. Offrir un cadeau confortable et douillet, c’est aussi inciter celle ou celui qui les reçoit à prendre soin d’elle ou de lui cet hiver sous un bon plaid avec une boisson chaude et vos chaussettes aux pieds. Un peu comme offrir des produits pour le bain ou une sélection de thé, les chaussettes c’est un cadeau bien-être.

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2- C’est facile à planquer. Question de goûts et de couleurs, il se peut que celle ou celui à qui vous offrez un tricot ne soit pas super à l’aise avec ce type de vêtement ou d’accessoire (Hérésie! On est d’accord…) Donc même si perso j’adore et je valide sans hésitation, il peut être difficile pour certains de s’imaginer porter un gros bonnet à torsade et à pompon. Les chaussettes se planquent dans les chaussures, elle ou il pourra tout de même porter avec amour votre cadeau sans devoir assumer vos tricots à la face du monde.

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3- C’est balaise. Même en étant totalement ignorant en tricot on peut aisément imaginer qu’il y a eut de nombreuses heures de travail pour donner naissance à une paire de chaussettes tricotées à la main. Et c’est bien vrai, c’est un cadeau qui montre à celle ou celui qui le reçoit toute l’estime qu’on lui porte.

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Tout ça pour dire que mes dernière chaussettes tricotées avec amour ont été offertes en cadeau et que leur nouveau propriétaire est ravi! C’est un modèle gratuit qui se tricote en toes-up (des orteils jusqu’au mollet), les Syncopation Socks par Mary Henninger. Je les ai tricotées en laine Cascade Heritage, un fil que je n’avais encore jamais testé.

Concernant le patron, j’ai bien aimé le petit motif (un simple jeu de mailles envers/endroit décalées tous les 6 rangs) et j’ai moins aimé le rendu du talon. Je le trouve très grand et trop souple, peut être plus adapté à des chaussettes d’intérieur qu’à des chaussettes à porter au quotidien dans ses chaussures.

Pour finir, le retour en image sur la fabrication de ces chaussettes pendant les dernières semaines:

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WIP* en images lors des rendez-vous tricot entre copines, dans les cafés ou sous la couette. Petit clin d’œil pour finir avec un sticker d’Ana Roy capturé dans les rues de Montréal.

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HélèneF @stillvauriens

* WIP = Work in progress (ouvrage en cours)

Les chaussettes pastèques et la légende de l’écheveau voyageur

Avant de vous présenter mes nouvelles chaussettes, je dois vous parler du destin improbable d’un magnifique écheveau couleur pastèque que j’ai utilisé pour les tricoter. C’est un fil teint à la main, acheté au Québec chez Biscotte et Cie il y a trois ans. Je l’ai emporté en France à mon retour mais je ne l’ai pas tricoté. Donc… je l’ai ramené au Québec dans mes valises deux ans plus tard. Aujourd’hui, après un long voyage et une mutation démarrée en Septembre dernier, il est de retour sur son sol natal et s’est déroulé sur mes aiguilles pour donner vie à une belle paire de chaussettes.

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WIP* en images… les chaussettes sont des projets faciles à transporter que je ne tricote quasiment qu’en dehors de chez moi.

* WIP = Work in progress (ouvrage en cours)

Tricoté en aiguilles circulaire n°2.5, composition laine avec un soupçon de nylon et patron gratuit. Le modèle s’appelle Down the Rabbit-Hole et il est à télécharger sur Ravelry.

Pour ces chaussettes j’ai changé certaines de mes habitudes et testé quelques petits points techniques que je vais détailler un à un pour en tirer mes impressions:

Tricoter deux chaussettes en même temps:

Ce n’était pas une première et c’est vraiment une technique que j’adore pour les chaussettes, mitaines, moufles, etc. J’ai le syndrome de la deuxième chaussette et en plus je suis maniaque… Cette méthode me permet de ne pas avoir à refaire deux fois la même chose tout en étant sûre d’avoir un tricot parfaitement identique sur les deux pièces. J’adore.

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Mais je déconseille vivement de l’utiliser sur ce patron. Avant de commencer je n’avais pas envisagé le problème des torsades qui tournent autour de la jambe. Lors du passage de la torsade de l’avant à l’arrière de la cheville entre les deux chaussettes, les mailles ne se retrouvent pas sur la « bonne moitié » et le montage double est vraiment un problème. A chaque répétition du motif (tout les 10-15 rangs environ) j’ai du bidouiller mon montage avec des aiguilles auxiliaires pour faire passer la torsade de l’avant vers l’arrière et de l’arrière vers l’avant.

Je ne sais pas si vous avez compris le soucis mais en gros, c’était le merdier.

Tricoter des chaussettes du mollet vers la pointe:

J’ai l’habitude de commencer mes chaussettes par la pointe mais pour ce modèle j’ai suivi le patron qui démarre par le mollet. Je préfère définitivement les modèle en « toes-up », c’est à dire qui commence par la pointe car je trouve qu’on gère plus facilement sa quantité de laine et qu’on peut ainsi tricoter son fils jusqu’au bout de la pelote. En commençant par le mollet il faut estimer la quantité nécessaire pour le pied. A la fin de ce modèle, je me retrouve avec un reste de laine que j’aurais pu utiliser pour quelques centimètres de mollet en plus. Mais je ne sais pas si commencer par la pointe serait compatible avec le type de talon de ce patron, j’étudierai la question sur un prochain ouvrage.

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Le talon à l’allemande*:

J’avais l’habitude de faire mes talons en rangs raccourcis tout simplement parce que je maitrise la technique et que c’est la première que j’ai apprise. J’ai testé grâce à ce patron la méthode de talon à l’allemande*, une méthode qui utilise des mailles relevées couplées à quelques rangs raccourcis. J’ai vraiment aimé cette technique, je la trouve plus esthétique et plus confortable à porter. En plus il n’y a pas le problème des « petits trous » obtenus avec les rangs raccourcis, je suis conquise.

*c’est l’appellation que j’ai trouvé en fouillant sur le net. N’hésitez pas à me corriger dans les commentaires si la définition n’est pas la bonne.

Le talon renforcé:

En plus de la méthode de mailles relevées, ce patron utilise un point renforcé pour le talon. Facile à réaliser, ce point permet de créer une sorte de doublure renforcée à l’intérieur du talon ce qui offre plus de solidité là où il y a le plus de frottements à l’usage.

Nota: si vous chercher ce fil chez Biscotte et Cie, le coloris s’appelle « Melon d’eau ». Il a un tout petit peu évolué depuis trois ans mais le rendu est toujours aussi joli ;)