Que sont-ils devenus? #02… Un gilet 100% laine à faire durer

Deuxième épisode d’une série d’articles commencée au Québec. Aujourd’hui je fais le point sur mon gilet Water and Stone tricoté en 2015.

Un gilet tricoté il y a trois ans…

J’avais tricoté ce gilet en fil Sable de la Filature du Valgaudemar. Composé de laine mérinos (70%) et de laine angora (30%) c’est un beau fil d’une belle qualité chaude et légère. Mon gilet est un peu trop grand pour moi, mais ce qui était une déception d’échantillonnage au départ et vite devenu une des raison pour laquelle je l’ai beaucoup porté. C’est devenu mon gilet doudou, chaud, ample et moelleux, le compagnon idéal des longues journées de boulot sur ordinateur.

Mais qui dit travail de bureau, dit coudes sur la table… et voilà le travail:

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Hormis cette dramatique histoire de coudes, je n’ai pas beaucoup de reproches sur l’évolution dans le temps de mon gilet. La laine a bien vécu, il y a quelques bouloches mais rien de dingue compte tenu de la fréquence à laquelle je le porte. Si je devais retricoter cette laine en revanche je prendrais un numéro d’aiguille inférieure pour un jersey plus serré. Mon gilet, qui était déjà un peu grand, s’est beaucoup distendu et étiré avec le temps.

Le patron, (Water and Stone de Veera Välimäki), façon veste sans boutonnière est super pratique à porter et j’adore vraiment le col qui remonte un peu dans la nuque, tellement confortable!

Sauvetage et réparation durable:

Revenons à nos coudes ravagés… Au départ j’ai tenté un raccommodage à l’aiguille mais comme mon jersey de base est très souple, le résultat était grossier et pas très engageant. Alors à l’image des vestes en tweed, j’ai choisi de consolider les coudes de mon gilet avec des patchs. Je les ai tricotés avec un reste de laine à chaussettes Opal bien résistante avec ses 20% de nylon.

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Nous revoilà repartis pour des heures de boulot au bureau! C’est la première fois que je répare un vêtement que j’ai auparavant fabriqué et c’est une vrai satisfaction de prolonger sa durée de vie tout en modifiant un peu son look. Un vêtement homemade est un vêtement qui vit ♥

Si ces coudes vous plaisent et que vous avez vous aussi un tricot à faire durer, je vous partage le patron des patchs ici:

>>> Patchs de coudes à tricoter <<<

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La rubrique « Que sont-ils devenus? »

Sur nos blogs et les réseaux sociaux, nous montrons toujours fièrement nos tricots tout neufs, fraichement tombés des aiguilles. Il nous est plus rare de discuter de nos vieux tricots et de photographier ceux qui ont déjà roulé leur bosse. Que deviennent nos tricots après leur fabrication? Sont-ils portés quotidiennement ou relégués au fond d’une armoire? La fibre est-elle toujours soyeuse comme au premier jour ou boulochée comme un vieux tapis? Tant de réponses intéressantes et utiles pour en savoir plus sur la durabilité de nos tricots et la pertinence de nos choix de laine et de patron.

Les articles précédents:

Que sont-ils devenus? #01… Les mitaines en alpaga et Brandon Walsh

Un commentaire

  • By Vétérinaire, 17 mai 2018 @ 14 h 09 min

    Bonjour,

    Bien « réparé » !
    C’est ce que je fais toujours : mettre des coudières. Parfois même dès que je confectionne un pull ou gilet.
    Et surtout, j’aime bien le côté personnalisé que l’on ajoute.

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