Le bilan tricot 2016

Oyé! Vous aviez beaucoup apprécié mon bilan 2015 présenté par les copains de Friends. Cette année c’est l’équipe de The Good Wife qui m’accompagne. Cette super série américaine a pris fin en Mai 2016, je l’ai découverte tardivement grâce à une tricopine et j’ai adoré ça!

Le retour sur les bonnes résolutions 2016:

1- Arrêter d’accumuler les « en-cours »

J’ai effectivement réussi à ne pas tricoter plus de 2 projets en même temps les 6 premiers mois de l’année, puis l’été est arrivé avec le soleil et le besoin urgent de tricoter des trucs en coton, tout de suite! Et j’ai replongé avec jusqu’à 5 projets entamés en moins de deux semaines… c’est moche.

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 2 – Publier plus de nouveaux tutos et patrons sur le blog

J’en ai publié 3. Ce qui est bien comparé à l’année 2015 mais pas top comparé à ce que j’avais en tête. Peut mieux faire.

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Les chiffres de l’année 2016,

J’ai tricoté 17 projets: 3 bonnets, 3 paires de chaussettes (dont une en taille 45, respect!), 2 pulls, 1 gilet, 2 châles, 2 cols (deux fois le même d’ailleurs: le Diamond Kerchief Cowl), 1 snood et 3 lots de cadeaux de naissance.

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J’ai été très généreuse cette année car sur ces 17 projets, 8 ont été offerts en cadeau.

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Parlons de choses qui fâchent, j’ai toujours beaucoup trop d’en-cours dans mes valises. Aujourd’hui je compte 7 en-cours dont 3 qui étaient déjà dans le bilan 2015: un pull en coton qui doit carrément être redémarré de zéro, un snood en mohair dont j’avais même oublié l’existence et l’éternelle couverture as-we-go-blablabla…

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Bref, le top 3 de mes projets préférés de cette année:

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Et le top 3 Instagram des projets que vous avez préféré:

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Tant qu’on parle réseaux sociaux, cette année j’ai tenté l’expérience du Me Made May et j’ai trouvé ça très interessant.

Mais sur le blog je n’ai publié que 17 articles, c’est beaucoup moins que les années précédente. La raison en est bien sûr les réseaux sociaux. Si j’ai diversifié comme tout le monde mon espace d’expression, je ne compte pas pour autant mettre fin à ce blog!

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Déjà parce que certaines séries d’articles comme La Dinette sont toujours énormément consultées et utilisées. Mais aussi car le format blog me plait toujours beaucoup pour une grosse partie de mes publications. Je pense par exemple aux partages d’expériences pour les gros projets avec un peu de technique, aux réflexions sur ma/notre pratique du tricot et pleins d’autres de petites choses qui ne peuvent se résumer en deux lignes et une seule image.

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Les bonnes résolutions 2017,

1/ Ne pas acheter de nouvelles laines

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Ok, ou alors juste un tout petit peu…. En déménagement plusieurs fois cette année encore, je mesure la quantité de laine que j’ai dans mes cartons et le chouette potentiel quelle représente. Je vais donc essayer d’utiliser au maximum mon stock existant pour faire un peu d’économies et aussi pour éviter d’alimenter sans fin mes placards. Et puis une laine qui dort est une laine triste!

2/ Terminer enfin ma As-we-go Stripey Blanket, parce que là ça commence à bien faire…

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 Les projets en vue pour 2017,

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Sur mes aiguilles en ce moment, je démarre l’année avec deux projets assez ambitieux. Une écharpe en jacquard complètement folle et le gilet Stripes Gone Grazy dont le design en impose un petit peu en matière de technique.

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Ensuite, je n’ai pas l’habitude de tenir une to-do-list en matière de tricot mais je sais déjà que cette année sera une année très layette. Je ne compte pas moins de 6 naissances dans mon entourage avant le mois d’Août! Il va y avoir du boulot en matière de mini-tricots et j’appréhende la gestion d’un planning spécialement dédié…

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Je vous souhaite à toutes et tous une excellente nouvelle année. Autant de petits moments de bonheur qu’il y a de mailles dans vos ouvrage et tout l’amour que vous méritez!

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Un gilet simple et doux, le Yellow Brick Road

L’hiver dernier une bonne partie de mon temps de tricot fût consacré à mon joli pull à fines rayures tricotées en 3.5 mm: le très cool Almost There… Après ça, j’étais saoulée, j’avais envie de simplicité tant au niveau du visuel que de l’exécution. Je voulais du jersey, de l’uni et surtout des aiguilles en 4.5 mm!

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Chevrons ajourés et alpaga tout doux

Mon choix s’est porté sur le gilet Yellow Brick Road de Ela Torrente dont j’aime beaucoup le style. C’est un gilet droit, avec une encolure ronde et un petit motif ajouré. Il se tricote du haut vers le bas sans grande surprise ni difficulté. il y a une fantaisie plutôt cool sur le plissage des manches 3/4 du modèle original mais comme je voulais un vrai gilet d’hiver doux et chaud, j’ai volontairement rallongé les manches et zappé la fantaisie que je reporterai surement sur un futur autre modèle.

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J’ai tricoté ce gilet assez rapidement et il ne me restait plus qu’à relever les mailles de la boutonnières en sortant du printemps. Étant donné qu’un gilet de cette épaisseur n’allait pas beaucoup me servir en été, je l’ai volontairement mis en suspend jusqu’au premières couleurs d’Automne.

Pour la laine, j’ai choisi la très efficace Ultra Alpaca de chez Berroco dans un vert légèrement chiné qui n’est pas dans mes tons habituels mais qui m’a tapé dans l’œil lors d’une visite chez Espace Tricot à Montréal.

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C’est la première fois que je tricote un gilet avec cette forme d’encolure ronde et sans démarcation des emmanchures (généralement j’aime bien les cols ronds et les emmanchures en raglan). J’aime beaucoup le rendu mais uniquement lorsqu’il est totalement ou partiellement boutonné. Habituellement j’aime garder mes vestes ouvertes mais le tombé  ne me plait pas vraiment sur ce modèle. Du coup je ne sais pas si j’adopterai souvent cette forme d’encolure pour mes gilets, peut être plus adaptée aux pulls façons jacquard islandais.

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Petit clin d’œil pour ma bague Castor du bijoutier québécois Layani qui recycle en bijoux des boutons, des pièces de monnaie ou encore des couverts!

Le choix des boutons, mon bon plan montréalais

Je suis une grande fanatique des boutons en bois. J’ai trouvé ceux-ci dans un petit paradis du bouton de récup’ que je suis ravie de partager avec les montréalaises qui me lisent. La Gaillarde à Montréal dans le quartier Saint-Henri et ma place secrète pour les boutons mais pas que! C’est avant tout une boutique de vêtement à but non lucratif qui propose un agréable mélange de friperie et de designers québécois. Ce qu’il faut savoir c’est qu’en sous-sol y est caché une petite pièce dédiée aux couturières. On y trouve des coupons de tissus, des patrons anciens, tout un tas de matériel et surtout… des bocaux remplis de boutons à petits prix (25cts le bouton de bois, c’est imbattable!). Il faut fouiller et prendre son temps mais j’y ai toujours trouvé mon bonheur.

Testé et approuvé

Pas grand chose de plus à raconter sur ce modèle qui s’est imposé aisément comme mon nouveau meilleur ami. Je rentre tout juste de plus d’un mois de vacances dans un chalet québécois et c’est sans aucun doute le vêtement que j’ai le plus porté que ce soit en balade dans les bois ou pour tricoter au coin du feu de cheminé.

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Que sont-ils devenus? #01… Les mitaines en alpaga et Brandon Walsh

« Que sont-ils devenus? »

C’est une nouvelle rubrique qui apparait aujourd’hui sur le blog et c’est ma participation au Me Made May qui m’en a donné l’idée. Sur nos blogs et les réseaux sociaux, nous montrons toujours fièrement nos tricots tout neufs, fraichement tombés des aiguilles. Il nous est plus rare de discuter de nos vieux tricots et de photographier ceux qui ont déjà roulé leur bosse. Que deviennent nos tricots après leur fabrication? Sont-ils portés quotidiennement ou relégués au fond d’une armoire? La fribre est-elle toujours soyeuse comme au premier jour ou boulochée comme un vieux tapis? Tant de réponses intéressantes et utiles pour en savoir plus sur la durabilité de nos tricots et la pertinence de nos choix de laine et de patron.

Comme j’aime bien les blagounettes et les célébrités du siècle dernier, j’ai décidé de coupler chaque tricot avec une personnalité qu’on a perdu de vue mais dont on aimerait bien aussi avoir des nouvelles. Ne cherchez pas le rapport entre les deux, il n’y en a aucun.

On démarre donc avec ce premier duo:

« Que sont-ils devenus? » Les mitaines en alpaga et Brandon Walsh

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J’ai tricoté ces mitaines en Novembre 2012, c’était ma deuxième expérience de tricot jacquard et pour le fil j’avais utilisé un superbe écheveau venant des élevages d’Alpagas du Charlevoix. J’avais d’ailleurs fait un article « Tricot-Tourisme » pour parler de ces petits choupinous élevés sur les hauteurs du fleuve Saint-Laurent au Québec. C’était un tricot improvisé, mélange d’un patron gratuit et d’une grille de motif simple que j’avais dessinée.

Est-ce que je les porte?

Quatre ans plus tard c’est un tricot que je porte toujours régulièrement et surtout en randonnées à l’automne et en hiver tant qu’il ne fait pas encore trop froid. Ces mitaines me permettent de rester bien étanche à l’air au niveau des poignets tout en me laissant les mains libres. J’ai de nombreuses photos de randonnée que ce soit dans les Pyrénées ou au Québec sur lesquelles je porte toujours ces mêmes mitaines en alpagas. Les dernière fois en date, c’était il y a quelques jours lorsque nous avons profité des premières chûtes de neige dans le Charlevoix.

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Pause thé chaud sur le sentier du Mont Gabrielle Roy au Québec – Octobre 2016 -

Est-ce qu’elles ont bien vieilli?

Les images parlent d’elles-même, mon tricot n’a quasiment pas bougé! La laine, un mélange alpaga-mouton est toujours très belle. J’ai eut très peu de bouloches et aucun relâchement au niveau des poignets. Les mailles se sont un peu étirées au niveau des doigts car la bordure en côtes aurait mérité quelques rangs de plus.

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D’habitude j’ai souvent une réticence à porter mes plus précieux tricots dans des situations « à risque » mais je n’ai qu’un seul modèle de mitaines, j’ai surement dû les porter une fois pour voir et leur praticité s’est imposée à moi sans que je pense à m’en tricoter une autre version tout-terrain (dans une laine que j’aurais imaginé plus solide ou en tout cas moins couteuse!) Mais finalement mon alpaga n’est pas si fragile que ça, il a résisté à toutes les intempéries, les pauses casse-croûte, les appuis sur cailloux et autres rattrapages au branches.

Si c’était à refaire?

Je tricoterais une plus grande hauteur de côtes sur la bordure au niveau des doigts. Le top, ça serait même de pouvoir en faire un revers à déplier quand il fait un peu trop froid. Pour la laine aucun regret, ce tricot là est même celui qui m’a convaincu de porter d’avantage mes tricots car ils sont souvent bien plus solides que je ne le pense.

Et les alpagas du Charlevoix?

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Je suis en ce moment en vacances dans la même région du Charlevoix que j’avais traversée il y a 4 ans. Les alpagas sont toujours là, à la sortie du village des Éboulements sur la superbe route qui longe le fleuve en direction du Nord. Je n’ai pas résisté à leur petite tête mignonne, l’élevage s’est agrandi, la boutique aussi et moi je suis repartie avec un petit bout de leur toison en bobine.

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Et Brandon Walsh?

Jason Priestley, l’acteur canadien qui incarnait Brandon Walsh (le frère de Brenda, le petit ami de Kelly puis d’Andréa et le meilleur pote de Dylan) dans la série Beverly Hills 90210 a poursuivi une petite carrière dans des séries télé plus ou moins suivies.

Il a aussi réalisé pas mal d’épisodes de séries et de téléfilm et en 2014 (tiens donc, pendant ce temps là, moi je tricotais des mitaines en alpaga… comme par hasard…) il a réalisé son premier long métrage qui s’intitule « Cas and Dylan » (grosse originalité dans le choix du prénom d’un des persos).

En 2012 avec ses petits camarades de Berverly Hills, ils ont tourné quelques publicités pour la marque de vêtements Old Navy. Voilà celle avec Kelly, Dylan & Brandon et une autre encore plus rigolote avec Andréa & Brandon.

Châle moelleux et Biscornu…

Je l’ai déjà mentionné sur Facebook mais je suis fière de vous le présenter ici avec un peu plus de détails, voilà le Biscornu!

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Ce châle est le premier patron de ma création qui est désormais disponible à la vente. Ouf! Ce n’est toujours pas chose aisée pour moi que de vendre mon travail et c’est avec pas mal de palpitations que j’écris cet articles. Si le modèle vous dit déjà quelques chose c’est parce que c’est le petit frère d’un châle que j’ai tricoté l’hiver dernier, un tricot improvisé avec un fil des Laines Biscotte.

Je remercie chaleureusement Louise de chez Biscotte de m’avoir contactée suite à cet article. J’ai amélioré et fignolé ce modèle pour l’adapter à un nouveau fil de la collection, la douce et moelleuse laine Griffon. Ce nouveau châle baptisé le Biscornu est un modèle chaud et confortable, tricoté avec des aiguilles 6 mm.

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J’ai tricoté ma version prototype avec 3 écheveaux de même couleur mais le patron a été rédigé pour être tricoté en deux couleurs, afin de jouer en nuance ou en contraste selon les goûts et les envies.

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Mon Biscornu et moi, en vacances au Québec sous les premiers petits flocons de neige… (Si si! On les voit!)

Le patron est désormais disponible sur le site des Laines Biscottes ainsi que le fil Griffon qui lui est associé. Et comme offre de lancement il est à seulement 1$ jusqu’à la fin du mois d’Octobre! Bon tricot!

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Accédez au patron du Biscornu sur le site des Laines Biscottes en cliquant sur l’image ↑

Un châle tricoté avec un seul écheveau + Au revoir Montréal

On tricote quoi avec un seul écheveau?

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Je sais que je ne suis pas la seule dans ce cas, parfois dans une jolie boutique, en voyage ou dans un festival, il m’arrive de craquer pour un bel écheveau aux couleurs chatoyantes. Oui, juste un seul. Parce qu’il était trop joli ou que je voulais un souvenir, parce que je me suis limité niveau budget ou que je n’avais plus toute ma tête au milieu de toutes ces laines plus belles les unes que les autres… toutes les raisons sont louables et bienvenues pour un achat compulsif de fil à tricoter. Mais quand on se retrouve avec un seul écheveau, selon le métrage et l’épaisseur du fil, on est parfois un peu juste pour tricoter un ouvrage digne de ce nom. Et il n’y a rien de plus frustrant qu’une écharpe trop courte, qu’une chaussette orpheline ou pire de devoir acheter un autre fil pas aussi beau et plus ou moins bien assorti pour combler le manque.

« Fractal Danger », un design efficace pour les petites quantités.

Cette fois là, c’était au festival Twist en Septembre dernier, j’ai craqué sur le stand de Crème de laine pour un joli fil amoureusement teint à la main et au Québec. La pelote en elle même est super mignonne et pourrait rester bobinée ainsi éternellement juste pour le plaisir des yeux ♥ J’ai choisi d’en faire un petit châle pour clore l’été en beauté (et avec du bleu! Allez savoir pourquoi c’est ma couleur dominante en tricot depuis les six derniers mois…)

Angélique (aka Crème de Laine) m’a effectivement dit qu’il y avait dans cette bobine de la collection « Crêpes Sarrazin » assez de métrage pour un petit châle, pour preuve un modèle en exposition tricoté dans un autre fil de sa collection et contenant juste quelques mètres de plus que le miens. Pour mes 377 mètres et avec des aiguilles 3.5 mm j’ai choisi le Fractal Danger de Martina Behm.

Et il est absolument parfait! Sa forme étroite et élancée nous permet d’obtenir une longueur suffisante pour un châle fin mais couvrant que l’on peut même nouer en écharpe. C’est le pote idéal des débuts d’Automne et des fins de Printemps. Il est aussi très agréable à tricoter avec ses rangs de points mousse régulièrement ajourés et quelques rangs raccourcis pour casser la routine. Je suis allée avec lui jusqu’au au bout de ma pelote et de mes 115 grammes de laine.

C’est un patron en anglais et je le conseille à toutes celles qui voudraient s’initier sans danger (malgré son p’tit nom… *badum tsss*) aux mailles ajourées et aux rangs raccourcis. Il se démarre par une pointe (à gauche sur la photo) et se termine par des rangs droits que l’on peut poursuivre et allonger jusqu’à ne plus avoir de fil.

Mes adieux à Montréal

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WIP* en images! À suivre sur Instagram pour connaitre mon quotidien de tricoteuse :)

Le 1er Octobre j’ai quitté (pour la seconde fois de ma vie) Montréal. Ce petit châle m’a accompagné au cours de mes derniers moment dans cette incroyable ville et marquera pour moi le souvenir d’une nouvelle-nouvelle page qui se tourne. J’ai profité de mes derniers jours à Montréal en tricotant entre deux lectures de mes ultimes emprunts à la Grande Bibliothèque, sur un toit-terrasse ensoleillé d’Outremont pour une après-midi entre copines face au Mont-Royal et encore lors d’un dernier tête à tête dans mon salon de thé préféré (… le Cha Noir à Verdun ;) )

Je n’habite donc plus à Montréal mais je reste encore un peu au Québec… en ce moment je suis en vacances quelques centaines de kilomètres plus au Nord sur les bords du fleuve Saint-Laurent! Et j’aurai très vite pleins de chouettes trucs à vous raconter :)

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Les chaussettes, un grand classique des cadeaux tricotés

Je l’ai surement déjà dit ici mais j’aime toujours avoir un petit projet de chaussettes en cours dans mon sac à tricot. Facile à balader, c’est le projet nomade idéal. Mais l’autre point fort des chaussettes c’est d’être l’un des meilleurs cadeaux tricotés à offrir autour de soi, le détail en 3 raisons valables.

1- C’est douillet. Vouloir le bien des gens qu’on aime ça passe aussi par leur confort. Offrir un cadeau confortable et douillet, c’est aussi inciter celle ou celui qui les reçoit à prendre soin d’elle ou de lui cet hiver sous un bon plaid avec une boisson chaude et vos chaussettes aux pieds. Un peu comme offrir des produits pour le bain ou une sélection de thé, les chaussettes c’est un cadeau bien-être.

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2- C’est facile à planquer. Question de goûts et de couleurs, il se peut que celle ou celui à qui vous offrez un tricot ne soit pas super à l’aise avec ce type de vêtement ou d’accessoire (Hérésie! On est d’accord…) Donc même si perso j’adore et je valide sans hésitation, il peut être difficile pour certains de s’imaginer porter un gros bonnet à torsade et à pompon. Les chaussettes se planquent dans les chaussures, elle ou il pourra tout de même porter avec amour votre cadeau sans devoir assumer vos tricots à la face du monde.

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3- C’est balaise. Même en étant totalement ignorant en tricot on peut aisément imaginer qu’il y a eut de nombreuses heures de travail pour donner naissance à une paire de chaussettes tricotées à la main. Et c’est bien vrai, c’est un cadeau qui montre à celle ou celui qui le reçoit toute l’estime qu’on lui porte.

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Tout ça pour dire que mes dernière chaussettes tricotées avec amour ont été offertes en cadeau et que leur nouveau propriétaire est ravi! C’est un modèle gratuit qui se tricote en toes-up (des orteils jusqu’au mollet), les Syncopation Socks par Mary Henninger. Je les ai tricotées en laine Cascade Heritage, un fil que je n’avais encore jamais testé.

Concernant le patron, j’ai bien aimé le petit motif (un simple jeu de mailles envers/endroit décalées tous les 6 rangs) et j’ai moins aimé le rendu du talon. Je le trouve très grand et trop souple, peut être plus adapté à des chaussettes d’intérieur qu’à des chaussettes à porter au quotidien dans ses chaussures.

Pour finir, le retour en image sur la fabrication de ces chaussettes pendant les dernières semaines:

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WIP* en images lors des rendez-vous tricot entre copines, dans les cafés ou sous la couette. Petit clin d’œil pour finir avec un sticker d’Ana Roy capturé dans les rues de Montréal.

Pour suivre mes tricots au quotidien, c’est toujours sur Instagram
HélèneF @stillvauriens

* WIP = Work in progress (ouvrage en cours)

Mon petit pull cheap de la rentrée

Un pull à moins de 15$

Il y a quelques mois lors d’une balade dans un grand magasin de matériel d’art et de loisirs créatifs, je suis tombée sur d’énormes pelotes de coton vendues à un prix minuscule. J’ai craqué pour ces 400 grammes de pure coton cultivé aux états-unis et non teint couplé avec 1 petite pelote de 50 gramme de la même collection mais couleur blue jeans. Je n’avais aucune idée de ce que j’allais faire de ça, mais à moins de 15$ l’achat compulsif je ne prenais pas beaucoup de risque.

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Faux départ dans le choix du modèle

Au départ j’ai commencé un gilet en suivant le modèle du February Lady Sweater pour me faire une version estivale de ce grand classique sur Ravelry que j’ai dans mes favoris depuis des années. Mais après en avoir tricoté un bon tiers j’ai été super déçue de ce modèle. Il était bien trop grand malgré mon échantillon correct et j’ai décidé de l’abandonner plutôt que de tricoter entièrement un vêtement que je ne porterais jamais.

Voilà donc le résultat de mon second choix, un petit Brick amélioré:

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Détails techniques

Brick est un patron gratuit qui permet de réaliser la base d’un pull top-down, c’est à dire tricoté sans couture sur aiguilles circulaires et du haut vers le bas. Libre à chacun ensuite de le personnaliser selon ses goûts et ses besoins.

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J’ai suivi le patron pour le corps du pull puis j’ai improvisé ma petite personnalisation. Résultat, des manches 3/4 et quelques finitions de point mousse en blanc pour l’encolure et en bleu pour les bordures des manches et de la taille. À ce stade j’avais un petit pull confortable et simple, un peu trop simple…

Il manquait un petit petit détail pour faire la différence. J’ai ajouté la touche finale avec de fausses pattes de boutonnage fixées avec des jolis petits boutons en bois offert par une copine pour mon anniversaire (Merci! ♥)

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Concernant les aiguilles, j’ai tricoté ce fil (Bernat Handicrafter Cotton) avec des aiguilles 5.5 mm pour un résultat souple et confortable (l’étiquette de la pelote préconisait du 4.5 mm). Pour la taille, selon mon échantillon, j’ai suivi le patron Brick en taille M pour avoir une certaine aisance car je redoutait un peu l’effet éponge d’un pull en coton si épais ajusté près du corps. Au final, je suis très satisfaite de mes choix de taille et d’aiguilles.

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Étant donné son faible coût et sa qualité un peu brut, je ne sais pas ce que va donner ce fil dans la durée mais je vous tiendrai au courant de son évolution!

Mon pull, ma bataille.

Ce pull a aussi pour moi un petit côté revanche personnelle. Quand je fais (rarement) du shopping, j’ai souvent envie de craquer pour des petits pulls en grosses mailles que l’on voit à bas prix dans les grandes enseignes. Il sont tout simples, super mignons et pas chers en plus! Mais je n’en achète jamais car il sont souvent tellement simples que je me dit que je pourrais les tricoter moi-même avec de meilleures finitions et mieux coupés. Aussi car les matières utilisées me rebutent souvent sans parler de ma conscience qui lutte contre beaucoup de mauvaises choses dans le prêt porter. Aujourd’hui je suis comblée, j’ai moi aussi mon petit pull cheap mais de meilleure qualité et homemade ♥

Endurance et créativité, l’écharpe infinie en jacquard

Avant hier j’ai partagé sur Instagram un de mes nouveaux tricots en cours et ce petit démarrage en a séduit beaucoup. Comme promis, je vais vous en dire un peu plus sur ce nouveau projet un peu foufou.

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C’est donc le tout début d’une grande écharpe infinie en jacquard. Déniché au fil de mes joyeuses errances sur Ravelry, le patron n’en est pas vraiment un mais plus une inspiration. « My Favourite Things » est une écharpe tricotée en tube et cousue en cercle dans laquelle s’enchaine les séquences de jacquard multicolore avec des motifs divers et variés. Motifs de jacquard islandais, animaux favoris, hobbies, symboles ou clins d’œil, autant de petits dessins qui représentent des choses que j’aime dans la vie. J’aurai ainsi une écharpe hyper personnelle et absolument unique.

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Les motifs que j’utilise sont soit trouvés dans les livres ou sur internet, soit dessinés à main levée. Dans tous les cas, je les redessine tous sur un carnet à petit carreaux pour choisir plus facilement mes couleurs et mes enchainements. Je crois que je prends autant de plaisir à colorier mes petits patrons qu’à les tricoter ensuite.

J’ai monté une base de 96 mailles ce qui me permet de piocher dans des motifs de 4, 6, 8, 12, 16 ou 24 mailles c’est à dire beaucoup de possibilités. Tricotée en 4.5 mm c’est un projet qui sera chaud et dodu, idéal pour un nouvel hiver québécois!

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Pour la laine, j’ai choisi d’utiliser la Casa une des laines la Maison Tricotée, cette magnifique boutique-café-tricot bien connue à Montréal. C’est une pure laine péruvienne vendue au 10 grammes (idéale donc pour un projet improvisé dont je ne connais pas vraiment les quantités à l’avance). Après avoir commencé mes premiers rangs avec seulement 6 nuances, j’ai finalement complété mon choix pour obtenir une palette de 12 couleurs.

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Petite cerise sur le gâteau, les couleurs de la Casa portent des noms de femmes célèbres. Dans mon écharpe il y aura donc un peu de Simone de Beauvoir, d’Anne Bonny, de Coco Chanel ou encore de George Sand. Autant de petits détails supplémentaires pour un tricot déjà truffé de symboles et de références.

D’un point de vu technique, jusqu’à présent je n’étais pas vraiment une grosse fan de jacquard. J’en ai déjà tricoté un peu pour des mitaines, un bonnet et j’en parsemais gentiment par petite touche sur le bord d’un pull mais sans plus. Avec ce projet consistant j’attendais donc soit une vaccination définitive soit un coup de foudre. Et je crois que c’est bien parti pour le coup de foudre…

Pour voir d’autres écharpes inspirées du modèle de Jill McGee faites un petit tour sur la galerie photo du patron:  My Favourite Things mais attention, je décline toute responsabilité en cas d’envie irrépressible de jacquard.

Pull bébé d’été

Un cadeau de naissance rapidement tricoté pendant mes vacances en France le mois dernier. Du tricot dans l’avion, dans la voiture et un peu partout pendant les moments de calme. Puis envoyé par la poste à son heureux petit propriétaire pour lui souhaiter la bienvenue dans le monde ♥

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Le modèle, c’est le Tummy Warmer. Une forme simple et un petit point en nid d’abeille pour casser la routine.

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Le fil, une seule pelote de 50gr  merino tout doux de chez MillaMia dans un coloris bleu-vert difficile à prendre en photo (c’est en réalité moins bleu que sur les photos). Et pour finir trois petits boutons issus de la boite à boutons de ma grand-mère.

 

Mon premier pull où comment j’aurais pu arrêter le tricot pour toujours…

Cette année j’ai fait la connaissance de Lucile, voyageuse de passage à Montréal et lectrice de Still Vauriens, elle m’a contacté pour une rencontre. Nous nous sommes revues plusieurs fois, toujours autour de nos tricot pour de longues conversations sur la laine, le tricots et plus généralement nos façons d’aborder la vie autour de la création. Lors de l’un de nos rendez-vous elle m’interrogeait sur mes débuts et je lui racontais l’histoire de mon premier pull qui aurait aussi bien pu être le dernier. Ça l’a fait beaucoup rire et elle a regretté de ne pas pouvoir avoir sous les yeux ce mythique ouvrage originel. À l’occasion d’un séjour chez mes parents j’ai retrouvé le fameux pull et je l’ai porté à nouveau pour quelques photos. Je dédie donc cet article à Lucile* et je vais vous raconter à vous aussi, l’histoire de mon tout premier pull.

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Sobriété des couleurs et texture peluche, mon tout premier pull.

Je tricote depuis l’enfance et pendant des années je me contentais de des écharpes au point mousse et je crochetais beaucoup. Je faisais des carrés et selon la façon de les plier ça devenait une trousse, un bonnet de poupée ou un pull de Barbie! Un jour, aux alentours de mes 15 ans, il m’a pris l’envie de passer enfin aux choses sérieuses et de me tricoter UN PULL. Nous sommes donc allées chez Phildar avec ma Maman où j’ai choisi un joli modèle dans le catalogue de la saison avec la laine qui va avec.

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Printemps/Eté 99 – On peut retrouver le catalogue d’époque sur A little Mercerie

J’étais ado et pour que je sois suffisamment motivée pour venir à bout de cet exercice de patience qu’est le tricot, il me fallait un modèle qui me fasse envie. J’ai donc délibérément choisi ce pull chaussette ultra coloré avec l’ambition de le porter rapidement, sauf que pour une première ce n’était pas forcément le meilleur choix…

1/ Le numéro d’aiguille: du 3,5 mm

À l’époque je tricotais par période et je n’étais pas super rapide mais alors avec du 3.5 ce fut un long travail d’endurance, il m’a fallu deux ans pour en venir à bout.

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The sky is the limit

2/ Un motif trop compliqué

Des côtes plates et de fines rayures multicolores irrégulières, tout un programme pour une débutante! Ma mère m’a rapidement convaincu d’abandonner les côtes pour un simple point jersey et elle a eut bien raison. J’ai déjà suffisamment galéré à compter mes rangs pour chaque rayures, si j’avais dû en plus me concentrer sur des mailles à l’envers et à l’endroit, on y serait encore.

3/ Un fil infernal

Le fil suggéré avec ce modèle était subtilement nommé Bouclettes d’été et je l’ai tout de suite trouvé super cool. J’ai vite déchanté, les bouclettes c’est l’enfer! Ça brouille la vision, on voit pas les mailles, on pique dans une boucle au lieu de piquer sous le fil et je ne compte pas le nombre de mailles perdues récupérées en urgence. Le seul avantage des bouclettes c’est de cacher la misère, les défaut et petits trous passent inaperçues sous la texture moumoute.

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Bouclette d’été, collection 1999

4/ Un patron à coudre

À cette époque où Internet n’était encore pour moi qu’une rumeur, je n’avais pas vraiment eut d’autre choix que de suivre les patrons façon couture des catalogues Phildar. Pour cette étape, j’avoue humblement avoir refilé la corvée des coutures et des finitions à ma mère qui l’a entièrement terminé pour moi, encolure comprise.

5/ Un ajustement à l’arrache

Le problème des patrons cousus c’est qu’on découvre le résultat à la fin et mon pull était finalement un peu trop court. J’étais déjà tenace à l’époque et imaginative, j’ai détricoté le rang de montage de mon pull, remonté une à une les mailles sur une aiguille, puis tricoté dans l’autre sens un peu plus de côtes pour rallonger mon corps.

stillvauriens-premier-pull-phildar-002

Tadam! La magie, j’te l’aurais pas dit, tu l’aurais pas vu.

J’ai donc vaincu! J’ai fini mon pull et je l’ai même porté pendant quelques années. Et puis j’ai arrêté parce qu’il m’est devenu un peu juste et aussi parce que ces couleurs sont quand même un peu violentes. Je le garde tout de même dans mes cartons de souvenirs… mon premier pull tricoté, celui qui aurait pu me faire lâcher mes aiguilles pour toujours.

Montre-nous toi aussi tes vestiges de tricot, de crochet, de couture ou de broderie… du temps où on avait pas internet pour mettre instantanément en image toutes nos réalisations. Pour que je puisse les repérer et les relayer, partage tes articles, tes souvenirs ou tes photos sur les réseaux sociaux avec le hashtag :

#souvenirsdaiguilles

* Lucile raconte son voyage et partage ses réflexions sur le tricot sur son blog: Ateliers du fil

 

 

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